vendredi 1 août 2008

Darren Lynn Bousman et Alexa Vega

Le dernier film de Darren Bousman (réalisateur de Saw 2, 3 et 4) est Repo! The Genetic Opera. La première mondiale a eu lieu au Festival Fantasia. J'ai pu avoir un moment avec les stars hollywoodiennes. À ma surprise, ils avaient beaucoup à dire sur la façon dont l'industrie fonctionne en Californie.

Plus de détails pour les abonnés du Lien MULTIMÉDIA ici.

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Dave Stevens de MySpace Canada

C'est lui le boss de MySpace Canada. Si vous êtes un "MySpacer", c'est un peu à lui que vous le devez. Je l'ai rencontré dans le cadre d'un article que j'ai fait pour le Lien Multimédia. Pour les abonnés, lisez l'article, c'est plus complet.

Le gars est super sympathique. Meilleure partie de l'entrevue: la venue de MySpace sur le mobile. Vous pensiez que vous perdiez déjà du temps avec votre réseau social, attendez qu'il arrive directement sur votre téléphone 3G...

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jeudi 10 juillet 2008

La Quête




Après deux jours de « rien faire », je me décide enfin à aller rencontrer mon destin. Charles Prémont a fondé la ville de Premont en 1908 et je suis au Texas pour découvrir qui est ce mystérieux homonyme...

Je pars donc de tôt matin vers cette petite ville de 2000 habitants. La chaleur est toujours présente et, malgré mes efforts pour garder les fenêtres baissées, pour faire « real», je suis bien obligé de me rendre à l'évidence que je me vide de toute mon eau (fait 36, du moins selon mon tableau de bord). Je me rends à ma paresse, monte les vitres et mets l'air conditionné. En intermittence, cependant : je n'aime pas l'odeur de cet air contrôlé.

Les routes du Texas sont immenses, on dirait sans fin. Et c'est vrai que c'est plat, comme État. Je me sens comme lorsque je conduis de Granby à Ste-Hyacinthe. Pour les non-initiés, ça veut dire qu'il y a des champs... rien que des champs. Une drôle de plante qui ressemble vaguement à du maïs (mais en « touffu ») brun-rouge pousse un peu partout. On m’a dit ce que c'était, mais j’ai oublié.

Un truc génial, les stations-services. Ici, pour 99 cents, on peut avoir 44 onces (un peu plus d'un litre) de boisson gazeuse ultrasucrée (je ne suis pas un grand connaisseur, mais je soupçonne la version en fontaine d'avoir plus de sucre et moins de gaz). Et ne cherchez pas l'eau gazeuse : il n'y en a à peu près pas (vu du Perrier une fois, sinon, une espèce d'imitation de liqueur non sucrée – buvable). N'empêche, un litre de liqueur, c'est beaucoup! D'ailleurs, je n'ai jamais vu autant de gens consommer du Coke de toute ma vie. Dites, c'n’est pas aux États-Unis qu'ils ont un problème d'obésité?

D'ailleurs, la bouffe n'est vraiment pas chère, en général, ici. Pour 9,99 $, on a droit à un repas trois services (de la bouffe mexicaine, on s'entend). La soupe, le repas (immense) et le dessert (cochon). J'ai gardé le brownie vraiment gras (mais tellement fondant!) accompagné de fudge pour le déjeuner le lendemain...

Mais voilà que je digresse. Je traverse les villes et les villages pour finalement arriver à destination. Mon estomac se noue un peu à l'idée d'arriver dans MA ville. Je traverse tranquillement LA grande allée et m'arrête au « Town Hall». Fermé de 12 h à 13 h. « Fair enough», je me dirige vers chez Mario's, le restaurant du coin.

Je pénètre dans un endroit qui se trouve entre le saloon western et le restaurant familial. Les tuiles du plancher sont craquelées, des lassos sont attachés aux poutres de bois. Le plus délicieux, c'est le fini en faux bois qui part du plancher pour recouvrir le plafond. Quelques familles sont attablées, trois « ranchers » mangent en silence à une table.

Bon, je passe sur la bouffe. Ordinaire. Je me renseigne ensuite auprès de la serveuse où je pourrais trouver des informations sur la fondation de la ville. Elle ne bronche pas une seconde, beaucoup plus impressionnée par le dollar de pourboire que je lui ai laissé. Elle m'indique la bibliothèque.

Je me trompe d’immeuble et entre dans un salon de coiffure. Faut dire qu'il est au moins deux fois plus spacieux que la fameuse « library ». Plantée en plein milieu d'un parc, on y entre doucement, comme dans une crypte. On me fait signer à l'entrée. Évidemment, la bibliothécaire observe que je porte le même nom que le fondateur. Elle me le fait remarquer. Je réponds par un sourire.

Charles Prémont, le fondateur, est un juif d'origine russe qui a immigré aux États-Unis au début du siècle. Il semblerait que sa famille ait été tuée par le Tsar. Son frère et lui ont fui pour le nouveau continent. Sans le sou, ne parlant pas un mot d'anglais. Ils ont été recueillis par un riche homme de la région qui a remarqué les deux marmots à la sortie du port.

Prémont est donc devenu un rancher dans le plus classique sens du terme. À l'âge de 26 ans, il était responsable de tout le ranch de monsieur, ayant « des qualités d'administrateurs indéniables ». Il aurait choisi son nom suivant un « ami spécial » d'une des filles du banquier. C'est ce dernier qui a choisi de nommer la station de train Premont, faisant ainsi honneur à son bras droit.

On dit qu'il était engagé dans la politique locale et que, même lorsqu'il s'en est dégagé pour conduire ses propres affaires, « sa voix faisait loi ». Il aurait eu la brillante idée de faire la première plantation de citronniers de la région. Il s'est marié à une femme riche et a adopté deux fils. On dit qu'il était d'une grande aide pour les enfants en difficultés.

Tout ceci était écrit dans les « Premont News » de 1959, un solde fait pour le 50e anniversaire de la ville. Les archives de Premont, faut-il le dire, tiennent dans deux fiches remplies de photos des filles qui sont passées par son « high school » et de vieux articles de journaux jaunes et friables qui ne tiendront plus très longtemps. Des traces de mémoires plus qu'une véritable histoire.

J'ai fait aussi la rencontre de Mimi, une femme de la ville qui organise le 100e anniversaire de la ville l'an prochain. Déjà, elle me voyait sur un char allégorique saluant la foule. « Si vous êtes parents, ce serait extraordinaire », me disait-elle. Désolé, mon plus vieil ancêtre que je me connaisse date du 17e siècle et est débarqué aux Îles de la Madeleine. Pas trop de juif russe dans mon sang (enfin, jusqu'à preuve du contraire).

Je suis donc reparti de la petite ville de Premont avec un sens du devoir accomplit. Il parait qu'il y a encore plus d'informations de disponibles à la ville d'Alice, au nord, mais à quoi bon. Je sais déjà que je n'ai pas trop envie de faire partie d'une parade en l'honneur d'un cow-boy, moi qui ne sais même pas monter à cheval.

samedi 21 juin 2008

Padre Island


Aujourd'hui (18 juin), journée de rêve. Fait chaud, fait beau et je suis (enfin) sur la plage. 50 miles de beach! 80 kilomètres de sables, de vagues et de dunes. Des pellicans, des grues et, bien entendu, des mouettes. Le son des vagues. Cette ambiance stéréo en continue, tout le temps. Je me surprends à rêvasser je ne sais combien de fois dans la journée. Hypnotisante, la mer.

Seul hic, on y vient en voiture à la plage. Faut dire que marcher 50 miles pour se rendre au bout, ça fait un peu long. alors on a droit à un beau défilé de 4x4. Mais bon, je pardonne. Après tout, il y a une plate-forme de pétrole juste devant moi, à l'horizon.

Ça aide à se rappeler où on est...

Hiiii – Haaaaa!


Texas. Mon premier constat de l'état de Bush: c'est vert. Pas vert dans le sens écolo, vert dans le sens de forêts. Dans le coin de Houston, du haut des airs, on voit plus d'arbres que de plaines. Vlan pour les préjugés.

Ça se calme dans le coin de Corpus Christi. Faut dire, ici, on est plein sud. En sortant de l'avion, un autre joyeux constat: fait chaud! Deuxième constat: mais où sont les transports en commun (jusqu'à maintenant, j'ai vu un seul bus)? Vraiment, je me dis que j'ai eu une chouette idée de réserver une voiture.

Visiblement, je ne suis pas le seul. Lorsque j'arrive chez le concessionnaire, elles sont toutes parties. Au lieu de me ramasser avec une Écho, je me retrouve avec un PT Cruiser sur les bras. Bleu ciel en plus. Je me prends de la sotte idée que je vais me faire attaquer par une bande de rednecks qui vont me prendre pour gai.

Rien de cela. En fait, la meilleure chose du Texas, comme m'en avait averti le type qui prenait une bière à côté de moi à Montréal (il avait vécu à Corpus Christi de nombreuses années, non mais, ça vous arrive souvent des trucs pareils?), la meilleure chose du Texas donc, ce sont les gens. Souriants, agréables, serviables, de bons américains comme on les imagine.

Une des choses très impressionnantes, au Texas, ce sont les distances. Je ne parle pas de la distance entre les villes, je parle de celle entre deux magasins. On comprend mieux la panique du prix de l'essence (qui est encore à moins d'un dollar le litre...). Faut dire aussi que c'est le pays des camionnettes et des SUV. Je ne compte plus les malls, les HEB (d'immeses surfaces pleines de bouffes et de d'autres choses) et les Wal-Mart rencontrés sur le bord de la route. Et impossible d'en visiter plus d'un sans prendre sa voiture pour faire l'aller entre les deux (enfin, on peut, mais avec beaucoup de volonté).

Autre truc étrange: le prix de l'alccol. Si les américains ont prôné la prohibition, ils ont oublié ça aujourd'hui. Vu dans une pharmacie (oui, oui, on y vend des médicaments), la bouteille de Long Tail, Shiraz 2006 (un australien qui se vend près de 13 dollars à Montréal): 6,99$. Le 6-pack de bières, mais attention, des canettes de 500 ml, 4,95$. Malheureusement, elle n'est pas très bonne ;-).

New York, New York...


Je pars de New York pour le Texas, pour Corpus Christi. Pendant que l'air climatisé me glace la nuque, j'en profite pour laisser mes premières impressons. Il n'y a pas beaucoup de meilleurs endroits que les salles d'attente d'un aéroport pour écrire un premier billet.

Pourquoi le Texas et, surtout, pourquoi Corpus Christi? J'avoue qu'en ce moment, je me le demande. Un départ, c'est souvent ça, en tout cas dans mon cas: un coup de tête. Vous avouerez cependant que l'idée a son charme. Retourner dans une ville que son homonyme a fondée il y a cent ans... je veux dire, vous iriez, non? La chose m'a peut-être un peu trop charmée, mais bon, il est un peu tard pour y penser.

Quelques mots sur New York. La plupart d'entre-vous savez déjà qu'il s'agit d'une ville, sinon superbe, du moins grandiose. Incroyable le retard qu'on a au Québec, ne serait-ce qu'en affichage dynamique numérique. Une ville qui grouille de vie, le paroxysme de l'Amérique du Nord.

J'ai eu la chance d'y vivre une expérience intéressante. En tant qu'adepte du dernière minute, j'ai trouvé une chambre dans Harlem. Déjà, des idées romantiques m'assaillaient: je revoyais les vieux films d'Eddie Murphy en me disant que ces inégalités, cette ségrégation, était chose du passé.

Pas tout à fait, à vrai dire. Harlem est toujours un quartier à peu près complètement noir. Entre le “Soul Food” et le poulet frit, difficile de prendre un café en terrasse (et si, comme moi, vous ne tolérez généralement que l'expresso préparez-vous à boire du thé). Les rues sont bondées, mais les gens se reconnaissent, ça sent la communauté. Comment ne pas tomber amoureux quand, après avoir demandé un service et remercié la jolie grand-mère qui l'a prodigué, celle-ci vous répond: “it's all right baby, don't worry about it”. Elle a touché une corde sensible.

Chose intéressante à faire: de la 135ième, partez vers le sud. Ici, les disparités sociales sont clairement graduées de haut en bas. Au départ, les salons de coiffure sénégalais, la bouffe chinoise peu ragoutante. Plus on s'approche de Central Park, plus la population pâlit. Le contraste est saisissant: à chaque rue passée, une teinte nouvelle jusqu'à être d'un blanc presque immaculé.

Manhattan. Ayant quelques entrevues a mener pour Le Lien (toujours à la recherche d'artistes branchés), j'ai pu visiter. Chelsea est d'un chic invitant. Cool, plein de café. Ne pas se laisser avoir, cependant: même si tout le menu du café est en français, les serveuses n'en parlent pas un traître mot.

Encore par devoir professionnel, j'ai été faire un tour vers Brooklyn. Houlà, ça change! Des garages, de vieilles minounes, des restos qui ont peu de mine. Je n'y ai même pas trouvé un Starbuck, c'est tout dire. Vraiment, New York, c'est : du très beau, du spectaculaire (pour ceux qui connaissent les difficultés des promteurs de l'affichage dynamique numérique à Montréal, Time Square est une vraie blague) qui côtoie du “tout pêté”.

Bon, j'entre dans l'avion. Il est temps: je m'endors. Ça ne me fait pas de me lever à 4 heure du mat...